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Des oeufs contaminées au système alimentaire – RTBF 14.08.17

Entretien avec Robin Cornet au départ du scandale des oeufs contaminés

https://www.rtbf.be/auvio/detail_l-invite-de-matin-premiere-philippe-baret?id=2243895

Pour aller plus loin sur la transition des systèmes alimentaires : http://www.philagri.net/reconcilier-agriculture-et-environnement-libramont-2017/

Pour comprendre les verrouillages des systèmes alimentaires :http://www.philagri.net/conference-a-lassemblee-generale-de-negawatt-sur-les-verrouillages/

Pour découvrir le monde du lait avec Marguerite, la vache  : https://www.youtube.com/watch?v=47DpUwJ4ndY

Réconcilier agriculture et environnement – Libramont 2017

A l’occasion de la Foire de Libramont 2017, j’ai présenté une conférence intitulée : Réconcilier agriculture et environnement – Quelles trajectoires pour la Wallonie ?

Les dias de cette conférence sont ici : Libramont – dias

Une version screencast de 66 minutes est accessible sur Vimeo : https://vimeo.com/227514684

Pour prolonger la réflexion notamment sur les verrouillages et la transition : Conférence Négawatt

L’agriculture sociale en Wallonie

A l’occasion de la conférence de la journée du monde rural, organisée par le Semeur, différents témoignages autour de l’agriculture sociale.

L’agriculture sociale est l’accueil et l’organisation d’activités en exploitation agricole pour des personnes vulnérables.

‘C’est la ferme, comme système, qui est thérapeute » B. Duthoit

Exposé introductif (Philippe Baret)

Le site du PwDR sur l’agriculture sociale

La ferme du Hardy, exemple de ferme d’agriculture sociale

Lien vers le site très intéressant du SAW-B

 

« La chasse est un mal nécessaire  » ou choisir sans débattre

« La chasse est un mal nécessaire ». Telle est la justification que donne la majorité communale de Nassogne pour refuser le projet Nassonia. Nassonia, porté par Eric Domb, voulait construire une nouvelle relation à la forêt, accompagner sa gestion, non dans une logique d’exploitation, mais dans une vision à long terme d’échanges de services entre la forêt et les hommes. La forêt vue comme un écosystème dont nous devons être le tuteur dans une relation de respect et d’échange. La mise en œuvre de cette vision nouvelle de l’interaction entre hommes et forêts n’aura pas lieu car « la chasse est un mal nécessaire ». Un mal nécessaire pour gérer la forêt car sans la chasse le gibier pullule, abime les arbres et met en danger une exploitation durable de la forêt. Or, pour un village d’Ardennes comme Nassogne, les revenus de la forêt constitue une part importante du budget communal.

Un point de vue rapide pourrait simplement réduire cette décision à l’affrontement de deux modèles : une vision à court terme privilégiant l’économique et un modèle traditionnel de gestion de la forêt, d’une part, et, d’autre part, un modèle utopique, ambitieux, à plus long terme mais présentant des risques comme toute trajectoire de rupture. Sans nier cette polarisation du débat, il me semble que le mal, nécessaire ou pas, est plus profond. Il tient à la dépendance au chemin qui verrouille les systèmes existants sur des trajectoires connues sans laisser la possibilité de penser une transition vers de nouveaux modèles.

Comme si la complexité des enjeux d’aujourd’hui, nous tétanisait dans une posture conservative. Si la logique économique est prise comme justification pour revenir à l’ordre ancien liant chasseurs, forestiers et administration communale de Nassogne, elle n’est qu’une logique apparente. La rationalité de l’argument économique n’est pas démontrée. Personne n’explique comment on va sortir du cercle vicieux où la maitrise de la grande faune sauvage des forêts passe par une chasse intensive d’animaux que l’on a préalablement nourris et protégés. C’est une forme d’équilibre, très poétique finalement, où on détruit volontairement ce que l’on a contribué à créer. C’est peut-être poétique et amusant mais d’une efficacité discutable, d’autant plus que le « problème » que constitue par moment la faune sauvage reste instable.

Comment expliquer que des gens intelligents, experts de la chasse et de la nature, continuent à soutenir un modèle dont la survie dépend d’un mécanisme aberrant. Il y a sans doute une part de mauvaise foi mais il y a aussi une certain vision de l’efficacité. C’est un système qui fonctionne, qui a fait ces preuves et qui peut apparaître comme efficace. Il l’est probablement à très court terme et sans prendre en compte la complexité des enjeux qui construisent aujourd’hui le triple lien entre l’économique, l’humain et la nature.

Les sociétés humaines sont en phase d’apprentissage rapide. C’est seulement depuis une quarantaine d’années que nous comprenons que nos actions sur notre environnement peuvent mettre en danger la vie à l’échelle planétaire. Que le destin des humains dans leur globalité est lié à notre capacité à repenser le lien à la nature. Les principes qui devraient guider nos actions ont changé mais nous peinons à changer les règles du jeu de nos relations en société.

A la fin du XXème siècle, les modèles de gestions économiquement monomaniaques étaient au premier rang de l’école pendant que quelques écologistes faisaient l’école buissonnière. De cette exploration du réel, ces écologistes reviennent aujourd’hui avec de nouvelles connaissances et de nouvelles exigences. Ceux qui tenaient le premier rang ont du mal à suivre. Il faudrait inverser la classe …

On se crispe, on ne veut pas aller au fond de la classe. Mais si le programme a changé, si les défis de notre société sont nouveaux, pourquoi ne pas simplement accepter d’apprendre de nouveaux modes de gestion, de penser autrement, d’expérimenter une autre vision de la forêt ? Pourquoi absolument s’accrocher à sa vision, à son premier banc, sans ouverture au débat, sans processus d’apprentissage ?

Pour rester au premier rang, pour être acteur du monde de demain, il y a une stratégie plus simple que la justification de modèle ancien dont l’efficacité s’effrite. Pour rester cohérent, on peut simplement apprendre les règles du monde nouveau : voir large, à long terme, penser de façon systémique, faire de la nature un allié et non une ressource que l’on exploite. Les règles sont assez simples, leur mise en œuvre n’est pas évidente mais ne pas accepter que les règles ont changé, c’est soit de la bêtise, soit de la mauvaise foi.

Dire que « la chasse est un mal nécessaire », ce n’est pas prendre parti pour un projet par rapport à un autre, c’est surtout, et c’est bien plus grave, démontrer que l’on ne sait pas où on va et qu’on est à court d’argument. Quelle chasse ? Quel mal nécessaire ? Quelles alternatives ? En rester à des simplisme, ce n’est pas choisir, c’est refuser de se donner les moyens de choisir.

La transition de nos sociétés n’est pas tracée, personne ne connait le chemin que nous prendrons, mais refuser de voir qu’il y a plusieurs chemins et d’en débattre intelligemment est sans doute la plus mauvaise solution.

Un poste s’ouvre à l’UCL pour construire une agriculture wallonne moins dépendante des intrants

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Ingénieur de recherche – Etude de la performance et de la faisabilité de filières agricoles durables en région Wallonne

L’équipe de Philippe Baret au sein du Earth & Life Institute et de la Faculté des bioingénieurs de l’Université catholique de Louvain engage un·e bioingénieur pour la réalisation d’une mission d’étude prospective en Wallonie.

L’étude prospective porte sur un scénario « zéro pesticides » sur le territoire wallon et s’intéressera en particulier à quatre filières (lait, viande bovine, pommes de terre, céréales). Le projet se compose de deux volets, répartis sur deux années. Le premier volet est une collecte et analyse de données afin d’évaluer la performance et de la faisabilité de filières agricoles durables. Le second volet se concentre sur l’identification, la mise en réseau et l’accompagnement de fermes et de territoires pilotes de la transition.

Les missions de l’ingénieur de recherche porteront sur :

  • la collecte de données d’impact environnemental et de performance économique au sein de sources bibliographiques
  • l’analyse de ces données afin d’évaluer les scénarios « agriculture durable » ;
  • une enquête auprès d’acteurs des filières ;
  • une analyse de l’organisation des filières, de leurs enjeux de durabilité, et des verrouillages freinant la transition ;
  • l’identification et la mise en réseau de fermes innovantes.

L’objectif principal de la mission est la rédaction d’un rapport de synthèse sur chacune des filières, et d’un rapport transversal sur les fermes innovantes.

Contrat d’un an (renouvelable) à partir de février/mars 2017.

L’ingénieur de recherche travaillera en collaboration avec le chef de projet, au sein de l’Earth & Life Institute. Poste basé à Louvain-La-Neuve.

Compétences et expériences requises :

  • expérience en analyse des filières agricoles et/ou en études prospectives sur le secteur de l’agriculture
  • compétences en analyse de données
  • compétences rédactionnelles
  • bonnes capacités de communication
  • travail en équipe collaborative

Les éléments suivants constituent des atouts :

  • expérience de travail de terrain avec des acteurs du monde agricole
  • compétences en facilitation de groupes et mise en réseaux d’acteurs
  • connaissance de l’agriculture wallonne
  • connaissances en économie
  • expérience de la recherche.

Envoyez votre CV et lettre de motivation (uniquement en version électronique) avant le 24 janvier 2016 à clementine.antier@uclouvain.be

 

Séminaires en science et gestion de l’environnement

 

Le séminaire consiste en un ensemble d’exposés-débats animés par des personnes-ressources impliquées professionnellement dans la résolution de problématiques environnementales et de développement durable.

Ces séminaires, obligatoires pour les étudiants du Master ENVI (www.uclouvain.be/envi), sont ouverts à tous les membres de la Communauté universitaire. Ils sont organisée par Philippe BARET, Jean-Pascal VAN YPERSELE, Denis DOCHAIN et Marie-Paule KESTEMONT. Ils auront lieu, sauf indication contraire, le MARDI au premier quadrimestre, de 16h15 à 18h00 à l’auditoire MERC14 (bâtiment Mercator, Place Louis Pasteur 3, Louvain-la-Neuve).


4/10 L’impossible capitalisme vert

Invité : Daniel Tanuro, auteur du livre éponyme aux Editions La Découverte – Hôte : Jean-Pascal van Ypersele


11/10 Réhabilitation des friches industrielles en Wallonie

Invité : Sébastien Kiss, Ingénieur de projets, SPAQUE – Hôte : Marie-Paule Kestemont


18/10 Opération Mille feuilles

Invité : Damien Sevrin, GAL Culturalité en Hesbaye brabançonne, Chargé de mission « Conservation et gestion du patrimoine naturel — Hôte : Marie-Paule Kestemont


8/11  Quelle transition écologique : imposée, dirigée ou partagée ?

Invité : Xavier Desgain, ancien député wallon et conseiller communal à Charleroi

Hôte : Denis Dochain


15/11 Durabilité de l’industrie alimentaire : situation et perspectives

Invité : Ann Nachtergaele, Directrice environnement et énergie de FEVIA (Fédération de l’Industrie Alimentaire) – Hôte : Philippe Baret & Jean-Pascal Van Ypersele


22/11 Le rôle d’un bureau d’études dans le développement durable

Invité : Marie Pairon, ICEDD – Hôte : Philippe Baret


29/11  From a wastewater treatment … to a resource recovery plant

Invité : Ilse Smets, KULeuven – Hôte : Denis Dochain


6/12 : à déterminer


 

Offre d’emploi : assistant(e) de recherche pour une mission court terme

 

L’équipe de Philippe Baret au sein du Earth & Life Institute et de la Faculté des bioingénieurs de l’Université catholique de Louvain engage un·e bioingénieur pour une mission de support sur deux projets d’étude prospective en Wallonie et en Afrique. L’objectif principal de la mission est la rédaction de deux rapports de synthèse au départ de données déjà récoltées et en collaboration avec d’autres équipes internationales et un travail de suivi d’autres dossiers pour le développement d’une agriculture basée sur les principes de l’agro-écologie.

Contrat de deux mois à partir d’octobre 2016. Le contrat est normalement de deux mois à temps plein mais peut-être éventuellement distribué sur trois mois à temps partiel.

  • bonne connaissance de l’anglais
  • compétences rédactionnelles
  • compétences en analyse de données
  • bonnes capacités de communication

Les éléments suivants constituent des atouts :

  • connaissance de l’agriculture wallonne
  • expérience en rédaction de rapports
  • connaissance de l’agriculture en Afrique sub-saharienne
  • expertise en économie
  • expérience de la recherche.

Merci d’envoyer une lettre de motivation et un curriculum vitae combinés en un seul fichier électronique à philippe.baret@uclouvain.be avec l’intitulé [job octobre 2016] le plus rapidement possible et avant le 21 septembre 2016.

version pdf : 160912_Assistant de recherche