Les services écosystémiques : les pièges de la valorisation monétaire

Un très bel article de Jean-Marie Harribey dans le Monde diplomatique de décembre 2013 sur les pièges de la valorisation des services écosystémiques pour déboucher sur une discussion plus large sur la question des richesses et des valeurs des sociétés contemporaines en référence à la pensée de Marx. Continuer la lecture de « Les services écosystémiques : les pièges de la valorisation monétaire »

OGM et nucléaire : une même vision de la communication ?

La logique de communication Monsanto quand ils ont décidé de l’abandon des mises en culture d’OGM en Belgique n’était pas facile à comprendre (Monsanto, quelle pertinence ?). Même si le parallèle n’est pas parfait, il est intéressant d’écouter le reportage de Pascale Pascariello  sur la centrale nucléaire EPR de Flamanville pour entrer dans la peau de ces grands groupes industriels. On y découvre des modes de communication et un arbitrage des priorités qui font un peu froid dans le dos. Comme si une logique de justification primait sur toute autre motivation ? Comme si une fois le projet démarré, on était obligé de se lancer dans une fuite en avant sans pouvoir remettre le projet en débat.

La sobriété en agriculture : verrouillages et reconfiguration des systèmes

Texte présenté à Sciences Po lors du colloque 

Transition énergétique et sobriété : enjeux et rôles de l’échelon territorial

 30/10/2013

C’est un grand honneur pour moi d’intervenir dans votre journée et remercie l’IDDRI, SciencePo et leurs partenaires pour cette invitation.

Mon objectif est double, d’une part vous partagez un point de vue d’agronome sur la sobriété et d’autre part participer à une réflexion sur la transition de nos systèmes alimentaires et énergétiques et notamment des freins à cette transition

De mon point de vue, la sobriété en agriculture pourrait se penser selon au moins deux axes : les contraintes du systèmes et la perspective temporelle. Continuer la lecture de « La sobriété en agriculture : verrouillages et reconfiguration des systèmes »

Construire un manifeste

Ecolo est un parti étonnant. Pour se doter d’un nouveau manifeste qui aurait pu être un simple exercice de style, il réinvente la démocratie, puisant dans ses racines, mobilisant des experts, donnant la parole aux membres, sur deux versions successives du texte  dans un bel élan d’intelligence collective dont l’apogée fut l’assemblée du 23 juin.

Une assemblée qui avait commencé par le rêve à partager de Pierre Radanne.

Faire rêver un enfant du XXIème siècle

radanne

Ce 23 juin, Ecolo adoptait son manifeste et, en vedette américaine, Pierre Radanne, fondateur de Facteur 4, venait dire avec calme, justesse et intelligence, la beauté de ce siècle, à rêver, à inventer, à raconter.

En l’écoutant, on se met à rêver, le roseau vert entre les dents.