Archives du mot-clé transition

Réconcilier agriculture et environnement – Libramont 2017

A l’occasion de la Foire de Libramont 2017, j’ai présenté une conférence intitulée : Réconcilier agriculture et environnement – Quelles trajectoires pour la Wallonie ?

Les dias de cette conférence sont ici : Libramont – dias

Une version screencast de 66 minutes est accessible sur Vimeo : https://vimeo.com/227514684

Pour prolonger la réflexion notamment sur les verrouillages et la transition : Conférence Négawatt

Soutenir l’agriculture. Oui, mais …. laquelle ?

PATRICK DUPRIEZ, INGÉNIEUR AGRONOME ET COPRÉSIDENT D’ECOLO ET PHILIPPE BARET, PROFESSEUR DE GÉNÉTIQUE ET D’AGROÉCOLOGIE À L’UNIVERSITÉ DE LOUVAIN Carte blanche

Il est temps de redonner un souffle à notre agriculture, d’encourager une dimension familiale, paysanne, moins énergivore et davantage axée sur la qualité que celle qui est développée par les géants de l’agro-industrie.

Le Soir 17h 09/09/15 – version pdf : 150909_Soutenir agriculture

Le prix des produits agricoles est fixé par une mécanique qui, comme pour le pétrole, laisse jouer les lois du marché. Ainsi, même si 90 % des produits laitiers sont vendus sur le marché national, ce sont les prix les plus bas sur les marchés mondiaux qui sont appliqués. Au niveau européen, la tendance est de favoriser une alimentation bon marché et standardisée, commercialisée majoritairement par de grands groupes de transformation et de distribution. Au niveau mondial, les prix sont décroissants sur le long terme avec des soubresauts. Tout cela ayant comme conséquence une concurrence féroce qui amplifie la course au prix le plus bas pour le producteur.

Quatre victimes

Ce choix politique d’une agriculture bon marché à tout prix hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale a fait quatre victimes. Continuer la lecture

Accélérer la transition

Un congrès pour accélérer la transition vers un développement durable

un article paru dans La Libre du 19 mai 2015 – Valentin Dauchot

Un congrès international et interdisciplinaire du développement durable s’ouvrira mercredi sur les sites de l’ULB et de l’UCL, et réunira pendant trois jours scientifiques, pointures internationales du développement et acteurs de la société civile autour d’une question : « Comment accélérer la transition ? »

« Vous noterez qu’on parle de transition et non de développement , explique Philippe Baret, professeur à la faculté d’ingénierie biologique de l’Université catholique de Louvain et impliqué dans l’organisation du congrès. Parce que le terme ‘développement durable’ pose deux problèmes : il peut faire l’objet de plusieurs définitions, et il manque de clarté. Aujourd’hui, il faut rester modeste et accepter le fait que c’est le processus qui compte. Au lieu de discuter pendant des heures sur l’orientation à prendre, il faut poser des choix cohérents par rapport à une série de défis, et mettre l’accent sur les moyens à mettre en œuvre pour réaliser cette transition. »

Etre rationnel ne fait pas changer

D’où la volonté de réunir des scientifiques de tous bords pour les faire travailler ensemble. « Avec le temps, on a réalisé que les sciences exactes ne pouvaient pas modifier les trajectoires à elles seules , poursuit Philippe Baret. Le GIEC dit sans cesse : ‘Nous n’arrêtons pas de fournir des informations mais personne ne bouge.’ Une partie des solutions est technologique, mais ce ne sont pas les technologies qui font évoluer les mentalités. Etre rationnel ne fait pas changer les sociétés. Les techniciens doivent collaborer avec les acteurs du social pour favoriser une prise de conscience. »

Si cette prise de conscience semble gagner du terrain, le changement, lui, met plus de temps à se mettre en place, à tel point que l’on pourrait se demander si un autre mode de croissance est réellement possible.

Ne pas trop s’inquiéter

« Cela m’inspire trois commentaires , répond le scientifique. Un : il ne faut pas trop s’inquiéter. La prise de conscience des enjeux en terme de développement remonte à peine à cinq ou dix ans. Une fois qu’une société a compris qu’il y avait un problème, elle met beaucoup plus que dix ans pour changer de comportement. La lenteur du processus n’est pas forcément un mauvais signe. Deux : selon les théories de la transition, il y a trois choses à faire : montrer les limites du système dominant, légitimer les solutions alternatives comme le fait de manger local ou bio, par exemple, et faire converger ces alternatives. Mais la plupart de ces alternatives sont spontanées et fortement indépendantes, les faire converger prend du temps. Personnellement, je pense enfin que l’on met trop en balance les différentes approches à adopter. On assiste aujourd’hui à un rejet de la solution politique au profit des petites initiatives locales globalisées par la suite (lire ci-contre). Les deux ont leur importance et n’impliquent pas nécessairement de renoncer à l’autre. »

« Changer est possible , insiste Philippe Baret. Les gens doivent juste se convaincre qu’ils ont le choix. Je suis anticatastrophiste parce que cela donne l’impression aux gens qu’ils subissent les choses alors qu’il existe des alternatives. »

Toutes les informations sur le congrès sur http://cidd2015.sciencesconf.org/

La durabilité des exploitations laitières en Wallonie : Analyse de la diversité et voies de transition

La thèse de Thérésa Lebacq défendue le 27 mars 2015

La thèse en pdf : TL_redaction_these_20150302

Résumé – Les exploitations laitières sont confrontées à de nombreuses incertitudes, tant au niveau des prix que des attentes sociétales et des politiques agricoles traduisant ces demandes. La tendance à l’intensification de ces exploitations est, en outre, remise en question en raison de son impact sur l’environnement et le bien-être animal. L’importance d’une transition vers des systèmes plus durables se situe, par conséquent, au centre de nombreux débats. Un enjeu majeur consiste dès lors à identifier comment les exploitations laitières pourraient évoluer pour répondre aux défis qui se posent et les obstacles à surmonter pour y parvenir. Dans ce contexte, notre travail de recherche s’est focalisé sur les exploitations laitières wallonnes. Cette recherche s’est construite autour de deux objectifs spécifiques : (i) analyser la diversité des exploitations en termes de durabilité, en tenant compte de leurs contraintes structurelles, et identifier les voies d’amélioration existant au sein de cette diversité ; et (ii) étudier les voies d’évolution possibles pour ces exploitations compte tenu du contexte externe et de la structure de la filière dans laquelle elles s’insèrent. Continuer la lecture

Quelle nouvelle synergie dans l’action des économistes et des agronomes pour une agriculture durable ?

Un article paru dans Agronomie, environnement et société en Juin 2014.

Version pdf : AES-Vol4_n1_12_Baret

Les agricultures du monde sont contraintes de dévelop-per des capacités nouvelles pour répondre aux enjeux d’un développement durable conciliant production alimentaire et dimensions environnementales. La re-cherche qui accompagne cette transition est en cours de renouvellement en termes d’objectifs et de critères d’évaluation. La prise de conscience de l’absence de neutralité des choix de recherche, de la nécessité d’une rigueur méthodologique et sémantique et de l’importance d’une démarche pluridisciplinaire à des échelles pertinentes, sont des éléments clés de cette reconfiguration. À la rigueur de toute démarche scientifique, s’ajoute aujourd’hui l’enjeu de la pertinence des questions de recherche.

Synthèse des approches sociologiques de l’innovation et de la transition

Une bonne synthèse en français sur les différentes approches sociologiques de l’innovation et de la transition. Le concept de double performance reste un raccourci assez léger mais la synthèse méthodologique est vraiment intéressante.

Rédigée par Florent Bidaud et publiée dans le bulletin Analyse du Ministère français de l’Agriculture.