La mesure agri-environnementale n°9 : pourquoi les agriculteurs l’adoptent ou pas ?

Mémoire réalisé par Adeline Deffontaines

Depuis 1992, les États-Membres de l’Union Européenne ont l’obligation de proposer des mesures agri-environnementales mais celles-ci restent facultatives pour les exploitants agricoles. Via ces mesures, les agriculteurs sont encouragés à protéger et à valoriser l’environnement en contre partie d’une rémunération pour la prestation de services environnementaux. Les mesures sont définies au niveau national, régional ou local, et adaptées pour répondre à des systèmes agricoles et des conditions environnementales spécifiques.

En Région Wallonne, la neuvième mesure est la bande de parcelle aménagée qui a vu le jour en 2004. Elle participe au maillage écologique. Différentes variantes existent pour atteindre trois objectifs spécifiques qui sont la protection de la faune et la flore, la limitation de l’érosion et l’embellissement du paysage. La mesure a été imaginée pour les zones de grandes cultures. Pourtant, dans ces zones, en région limoneuse et en région sablo-limoneuse, on constate que le taux d’adhésion est inférieur à la moyenne wallonne qui atteint 6, 6% d’agriculteurs adhérents.

Dès lors, la question à laquelle ce mémoire répond est pourquoi certains agriculteurs adoptent la mesure 9 et d’autres non.

Pour y répondre, trente-deux agriculteurs ont été interviewés dans les zones de grandes cultures. Ces zones sont couvertes par trois services extérieurs (des sous-régions administratives de la direction du développement rural): celui d’Ath, Huy et Wavre. Pour mettre en évidence d’une part, les incitants et d’autre part, les freins quant à l’adoption de la mesure, trois groupes d’agriculteurs ont été rencontrés en fonction de leur relation avec la mesure : les adhérents, les non-adhérents et des agriculteurs ayant arrêté la mesure étudiée.

A la suite de ces interviews, il a été montré que la majorité des agriculteurs adhère pour des raisons financières mais les objectifs des bandes de parcelle aménagée sont gardés en ligne de mire par les agriculteurs. La principale barrière à l’adhésion ou le « facilitateur d’abandon » est la présence d’adventices dans les bandes. Les dates de fauche et la fauche en elle-même peuvent être des inconvénients majeurs pour certains agriculteurs. Les retards de payements des subsides pour les MAE est également une entrave à l’adhésion à la bande de parcelle aménagée.

En intégrant tous les arguments relatifs à la bande, à l’exploitation ou au contexte de la région, le type d’adhérent (actif ou passif) ou de non-adhérent (conditionnel ou résistant) auquel appartiendra l’agriculteur sera défini.

Un comparatif entre les trois services extérieurs parcourus a été effectué : les différences constatées dans l’adoption de la mesure sont principalement liées à la qualité des sols cultivés.

Texte complet du mémoire  (demander le mot de passe à philippe.baret@uclouvain.be)

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